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11 Juin 2011 Immobilier : les prix à nouveau négociables
Le marché de l'immobilier résidentiel devient disparate selon les régions, estime le réseau d'agences immobilières Laforêt. Les négociations de prix pourraient s'intensifier dans les prochains mois. «En raison des différences locales, on ne peut pas parler d'un marché immobilier unique au niveau national avertit Elix Rizkallah, président du réseau d'agences immobilières Laforêt Franchise (750 points de vente). Dans ces conditions, les prix moyens établis pour la France entière ou la province, ne sont guère significatifs ». Cette position tranche quelque peu avec celle d'un autre réseau de franchisés, Guy Hoquet(500 agences en France), qui communiquait hier sur des prix moyens pour toute la province. Et surtout reste très optimiste sur le marché de l'immobilier résidentiel en ne s'attendant à aucune baisse de prix cette année. Ce n'est pas vraiment l'avis de Laforêt : sur les vingt deux régions françaises, neuf affichent malgré tout un léger recul des prix. Son calcul des prix s'appuie sur deux sources issues du terrain. D'une part, les ventes réalisées par le réseau, soit les 8.000 avant contrats signés par son intermédiaire entre le 1er janvier 2011 et le 30 avril 2011. D'autre part, les biens pour lesquels ces agences ont reçu un mandat non exclusif et qui ont été vendus par d'autres, soit quasiment 22.000 transactions. Nous le voyons, son calcul est établi sur le premier quadrimestre, alors que Guy Hoquet arrête ses statistiques au premier trimestre 2011. Sur les neuf régions enregistrant un repli des prix moyens des appartements anciens, figurent l'Auvergne avec un score de -2,05% pour un prix moyen de 1.430 euros/m2, la Lorraine avec un recul de -1,76% pour un prix moyen de 1.728 euros/m2 et la Picardie avec une baisse de 1,70% pour un prix moyen de 2.425 euros/m2.Certes ces variations sur quatre mois ne sont pas catastrophiques. Mais si elles venaient à se renouveler périodiquement, le cap de 10% de recul pourrait être atteint d'ici la fin de l'année. Jusqu'à 20 % de marge de négociation Justement pour les prochains mois, les agences de ce réseau s'attendent à un marché plus difficile. « Le renchérissement des prêts immobiliers, la disparition de la déductibilité des intérêts d'emprunt, le niveau des prix contribuent à la désolvabilisation des acquéreurs potentiels » reconnaissent en choeur ces professionnels. A Paris, par exemple où le seuil de 8.100 euros le mètre carré vient d'être franchi, les clients se font plus exigeants. « Le standing de l'immeuble devient un critère essentiel constate Laurent Da Costa, installé dans le XI° et dans le XII° arrondissement. A la différence d'un appartement où ils peuvent effectuer des travaux d'amélioration, les particuliers deviennent très vigilants sur l'état des parties communes ». A Paris ou en province, ces professionnels s'attendent que les négociations s'accentuent d'ici la rentrée. Un vendeur a généralement besoin d'un délai de trois mois pour lâcher du lest. A ce terme, de sérieuses révisions de prix pourraient s'imposer pour qu'une affaire se signe. Comprenez des valeurs minorées de 15 à 20% par rapport aux prix affichés dans les agences. D'autant que l'incertitude liée à l'échéance présidentielle a des chances de provoquer un certain attentisme. Avis donc aux acquéreurs potentiels. Source : lesechos.fr |
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