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27 Octobre 2010 Immobilier : les prix devraient augmenter de 10 % cette année à Paris Les mandats de vente rentrés dans les agences de la FNAIM depuis juin montrent une nette poursuite de la hausse des prix à Paris et dans certaines zones tendues de l'Ile-de-France. Plus loin de la capitale, en grande couronne, les prix, stabilisés après la baisse, font à peine mine de remonter. La hausse des prix de l'immobilier ancien à Paris et dans les zones tendues de l'Ile-de-France ne donne pas de signe d'essoufflement. « Les nouveaux mandats de vente, rentrés au second semestre, montrent une nette hausse par rapport aux six premiers mois », a observé hier Gilles Ricour de Bourgies, le président du réseau de 1.750 agences FNAIM de Paris et d'Ile-de-France, qui faisait un point de marché. Paris intra-muros bat actuellement des records, les prix « devraient se situer au deuxième semestre entre 7 % et 8 % plus haut que lors de la même période l'an dernier et la hausse annuelle devrait tourner autour de 10 % », précise Marcel Ricard, administrateur à la FNAIM et ex-président. Ceci peut paraître étonnant vu le niveau déjà atteint (6.400 euros le mètre carré en moyenne à Paris selon la FNAIM, et 6.680 euros au deuxième trimestre selon les notaires). Mais le niveau des prix n'est de toute façon pas dissuasif pour les acheteurs car « ils ont un précédent logement à revendre, Paris est un marché de revente, donc les prix y entraînent les prix… », observe Gilles Ricour de Bourgies. « Il n'y a pas plus de 15 % de primo-accédants dans la capitale et ils sont souvent aidés par leurs parents », ajoute-t-il. Il y a en revanche moins d'investisseurs que par le passé, les prix ne permettant plus un rendement locatif intéressant. Dans la capitale, les ventes se sont débloquées ces tout derniers mois mais, même ainsi, la pénurie d'offre s'aggrave. Le réseau de la FNAIM a conclu en moyenne au premier semestre 55 promesses de vente par agence (contre 32 il y a un an) pour seulement 17 nouveaux mandats de vente (contre 21 un an auparavant). Risque de grippage Mais sorti de Paris, de sa petite couronne et de certaines villes cotées, il n'y a ni surchauffe ni pénurie. Sur l'ensemble de l'Ile-de-France (Paris compris), l'activité a un peu repris, les promesses de vente étant passées en un an de 21 à 29 par agence. Mais cela reste inférieur aux 31 mises en vente en moyenne par agence (contre 62 il y a un an). C'est pourtant le plus bas niveau de mises en vente depuis 2004. Les vendeurs ne se bousculent pas car dans les communes peu prisées, où les prix ont baissé pendant la crise (jusqu'à -25 %). Ces prix commencent juste à se redresser un peu, après une période de stabilisation. Creil (Oise), à sept kilomètres de la très prisée Chantilly - où règne une forte pénurie - se trouve dans ce cas. « Les prix ont baissé de 10 % à 15 %, il existe une offre de produits, mais pas d'acheteurs parisiens. Ils achètent à Chantilly », note Gabriel Amoyal, de l'immobilière des Hautes Haies. A Evry également, on est loin des problématiques parisiennes. Tout juste observe-t-on des transferts de ménages de la petite couronne du 93 (Bondy, Bobigny, Montreuil…) fuyant des tarifs devenus prohibitifs. « Evry a des logements à moins de 2.000 euros le mètre carré et des quatre pièces à 150.000 euros, témoigne Eric Frémont à l'agence du Parc, qui couvre Evry et Massy. C'est à 60 % ou 70 % un marché de primo-accédants, bénéficiaires du prêt à taux zéro. » Toute hausse des prix pourrait donc à nouveau gripper le marché.
Source: lesechos.fr |
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