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06 Octobre 2010

Les ménages anticipent la poursuite de la hausse de l'immobilier ancien

Selon un sondage Ifop-Fnaim, 1 Français sur 2 anticipe une hausse des prix des logements anciens d'ici à six mois, contre 28 % en mars, et ils ne sont plus que 42 % à miser sur une stabilisation. La tendance est plus prononcée à Paris qu'ailleurs en France.

La poursuite de la baisse des taux d'intérêt, tombés à leur plus bas niveau depuis 1945, a visiblement alimenté la hausse des prix de l'immobilier. Sur douze mois à fin septembre comparé aux douze mois précédents, « la baisse des prix observée sur un quart du territoire a cédé la place à une stabilisation, voire à une augmentation », relève René Pallincourt, président du réseau d'agences immobilières Fnaim. En moyenne nationale, les prix restent à peu près stables avec +0,8 % de progression en douze mois, dont +0,4 % pour les appartements anciens et +1,2 % pour les maisons. En revanche, comparé au deuxième trimestre 2010, ce troisième trimestre se révèle moins stable : en trois mois, le prix des appartements anciens a grimpé de 2,5 %, contre une baisse de 0,3 % pour les maisons.

Surtout, jamais le découplage n'aura été aussi flagrant entre l'agglomération parisienne et le reste de la France. Même si d'autres grandes villes ont connu des hausses significatives (+2,4 % en douze mois à Lyon), Paris connaît la progression la plus forte (+4,5 % en douze mois). Dans la capitale, les ventes se concluent désormais plutôt au prix du mandat qu'avec un rabais. Et dans environ 5 % des cas, le prix de transaction est supérieur à celui demandé, reflétant un phénomène de surenchère dû à la pénurie. Pourtant, les vendeurs apparaissent plus nombreux qu'avant, note la Fnaim. C'est vrai aussi au niveau national, où « le marché pourrait dépasser cette année les 700.000 transactions, contre 600.000 l'an dernier », et plus de 800.000 en 2006.
Crédits jugés « attractifs »

Le plus grand nombre de vendeurs, à Paris, signifie-t-il que ces derniers n'espèrent plus de nouvelle hausse des prix, déjà stratosphériques, à 6.381 euros le mètre carré en moyenne ? Pas forcément, car le sondage trimestriel Ifop-Fnaim révèle un changement des anticipations des ménages. C'est la grande nouveauté du trimestre écoulé : France entière, en septembre, les sondés étaient 50 % à tabler sur une poursuite de la hausse des prix dans les six mois à venir, contre 28 % seulement en mars. Une vraie cassure. La baisse des prix leur apparaît désormais un scénario improbable, ne ralliant que 8 % des suffrages (16 % en mars) et ils ne sont plus que 42 % à miser sur une stabilisation contre 56 % en mars. Plus de la moitié (51 %) ont conscience que les prix ont progressé dans les six derniers mois (contre 21 % en mars) et ils jugent le crédit bancaire beaucoup plus accessible et attractif, vu la baisse des taux d'intérêt. De fait, une précédente étude de l'Ifop pour la fédération bancaire montrait que 7 % des Français avaient demandé un crédit immobilier, dont 88 % l'avaient obtenu.

Néanmoins, les prix arrêtent les candidats à l'achat : seuls 36 % trouvent la conjoncture favorable et 15 % ont l'intention d'acheter d'ici à trois ans, contre 18 % des sondés en octobre 2009. C'est tout de même encore 1,2 million de ménages candidats à l'achat, surtout des jeunes et des CSP+. Fait intéressant : pour 86 % d'entre eux, la création du PTZ+ l'an prochain et la fin du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt ne changent pas le calendrier de leur projet.

Source: lesechos.fr


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