05 Octobre 2010
Les prix de l'immobilier progressent faiblement, selon la FNAIM
Les prix des logements progressent, en moyenne, de 0,8 % sur un an et de 1,1 % sur le dernier trimestre, selon la FNAIM.
« Les prix des logements n'enregistrent plus aucun signe de baisse », c'est par cette formule lapidaire que René Pallincourt, le président de la FNAIM, a présenté l'évolution trimestrielle et annuelle des prix des biens immobiliers anciens en France. La FNAIM précise que les ventes dans l'ancien en 2010 devraient atteindre au niveau national les 700.000 transactions contre 600.000 l'année précédente. Les années fastes (2007, par exemple) les ventes dépassaient la barre des 800.000.
Une forte hausse trimestrielle pour les appartements
Les prix de l'immobilier ancien ont augmenté, sur la France entière, de 1,1 % sur un trimestre et de 0,8 % sur un an à fin septembre, selon la FNAIM. Ces chiffres sont à prendre avec prudence. Les notaires et l'Insee, constataient, eux, une hausse globale annuelle de 6 % sur la France entière à fin juin. Le décalage d'un trimestre n'explique pas à lui seul ces écarts importants.
Selon l'observatoire des marchés de l'ancien de la fédération des agents immobiliers (FNAIM) au cours du troisième trimestre 2010 (juillet, août, septembre 2010), sur l'ensemble de la France, les prix des appartements anciens ont progressé de 2,5 % et les prix des maisons sont restés relativement stables en accusant toutefois une petite baisse de -0,3 %.
A Paris, les prix moyens font le grand écart
A fin juillet, les prix des appartements anciens dans Paris affichaient un gain annuel de 11,2% selon les notaires dont les derniers constats s'arrêtent à fin juillet 2010. En région parisienne (Paris + banlieue), la hausse indiquée par les notaires est en glissement annuel de 9,1 %.
Les constats de la FNAIM effectués à fin septembre 2010, rejoignent ceux des notaires : + 9,7 % entre le troisième trimestre 2009 et le troisième trimestre 2010.
En revanche, les écarts se creusent sur les prix moyens de l'immobilier parisien : à fin juin 2010, pour les notaires le prix moyen s'établissait à 6.680 euros, le site Meilleursagents.com indiquait à fin août 2010 un prix moyen de 7.031 euros, alors que la FNAIM donne un prix moyen de 6.381 euros le m2 à fin septembre 2010.
Sur 10 ans, les prix de l'immobilier ancien ont doublé
Les prix des appartements ont subi sept trimestres de baisse et ceux des maisons huit trimestres de baisse. Pour les appartements, les trimestres baissiers vont du 4 ème trimestre 2008 au second trimestre 2010. Pour les maisons, les trimestres baissiers vont du 3 ème trimestre 2008 au second trimestre 2010. Autrement dit, les baisses se sont concentrées sur la fin 2008 et sur toute l'année 2009 ainsi que le premier semestre 2010.
Mais sur 10 ans, la hausse moyenne des prix de l'immobilier fait ressortir sur la France entière un doublement des prix. Les prix des appartements ont augmenté de 103,9 % (soit plus qu'un doublement) entre le premier trimestre 2000 et le troisième trimestre 2010. Sur la même période les prix moyen des maisons ont augmenté de 67,2 %.
Faut -il attendre le début 2011 ou acheter avant la fin 2010 ? Si vous aviez le choix, devriez acheter dès maintenant ou attendre quelques mois pour concrétiser votre acquisition ?
Deux points en faveur d'un achat rapide avant fin 2010 :
1. Le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt peut atteindre 40 % la première année. Il sera supprimé en 2011.
2. Les taux d'intérêt des prêts immobiliers sont actuellement au plus bas. En septembre 2010, emprunter 100.000 euros pour acheter un logement coûtait par mois 94 euros de moins qu'en janvier 2009 pour un prêt à taux fixe d'une durée de 210 mois (17,5 ans).
Deux points favorables à un achat dès 2011 :
1.Le « PTZ + », réservé aux primo-accédants, il devrait permettre en 2011 à 380.000 ménages modestes d'accéder à la propriété, dans le neuf comme dans l'ancien.
2. Les montants de prêt du nouveau PTZ+ seront doublés, par rapport au barème actuel du prêt à 0%, dans le neuf en zones tendues (A et B1) ainsi que dans l'ancien sur l'ensemble du territoire.
Source: lesechos.fr
